Oct 10, 2016

bonheur1Cet été comme tous les étés je déjeune avec ma tante et nous conversons sur la météo, sur Brad et Angelina ou sur les facteurs d’une organisation performante. Cette année ma tante avait vu le reportage « le bonheur au travail » et c’est plutôt ce sujet qui a mobilisé nos échanges. Je vous en résume ici la teneur

Ma tante s’interrogeait sur l’entreprise libérée : phénomène de mode, contre-culture ou évolution inéluctable de mode de management ?

Je me mis en quête de lui faire part de mes réflexions et en premier lieu des facteurs de réussite de ces organisations :
– des entreprises scindées en entités avec leur propre compte d’exploitation connu par les collaborateurs, ce qui renforce la vision globale et partagée de l’activité
– des entités en prise directe avec le client,
– la recherche constante de valeur ajoutée notamment au sein des fonctions de contrôle
– des équipes à taille humaine proches des réalités, motivées et qui ont la capacité d’agir….

Ma tante m’interrompit : Ces facteurs ne sont-ils pas les mêmes que l’on retrouve les équipes autonomes,  les démarches Kaizen ? Le fait de repositionner le client au cœur des préoccupations d’une équipe et de permettre à l’équipe d’être en capacité d’agir est-il l’apanage des entreprises libérées ?

Nous convînmes ensemble que ce n’était pas le cas et qu’il existait bien une forme d’universalité, de point commun des organisations performantes. La question était donc maintenant d’identifier l’origine de ce point commun ou …. de traiter du dossier «  Brad et Angelina ».

C’est ma tante qui la première évoqua la proximité entre les conditions de réussite d’une organisation performante et les conditions favorables au développement de l’intelligence collective :

– Le partage de l’information pour une vision globale et partagée
– Un groupe de travail de 5 à 10 personnes pour que chacun puisse apporter sa valeur ajoutée
– Une intelligence émotionnelle des participants (capacité à interagir efficacement au sein d’un groupe)
– Un groupe animé par un leader et non un hiérarchique

Cela devenait clair pour nous : Une organisation performante, c’était d’abord une organisation qui crée les conditions de l’intelligence collective. Les modalités étaient diverses mais la finalité était la même.

Nous avons quitté le restaurant, convaincus que nous tenions là une vraie piste de réflexion à partager au plus vite !

Aujourd’hui la concurrence est forte,  l’environnement évolue de plus en plus vite. L’entreprise doit démultiplier sa capacité à s’améliorer, à le faire vite et à le faire mieux que ses concurrents. L’intelligence collective permet au plus grand nombre d’identifier pour un problème donné une solution qui n’est pas le consensus, ou la meilleure des idées, mais une solution supérieure à ce que chacun aurait pu imaginer.

La question clef pour vous industriel comme pour nous consultants est donc de créer le contexte favorable qui permettra aux équipes de travailler en intelligence collective. L’entreprise libérée peut être ce contexte favorable mais il en existe d’autres. L’important c’est qu’il soit compatible avec la culture, l’histoire et le contexte de votre organisation.

Cet été ma tante avait prédit que la couple Brad et Angelina ne tiendrait pas. Elle est vraiment très forte ma tante.

Gil DUCASSE
Consultant