Avr 5, 2013
Comme Saint-Thomas… ou le 5S à l’épreuve de la foi.

Le 5S est une démarche d’amélioration que l’on peut parer de nombreuses vertus, mais il en est une qui fait cruellement défaut, c’est celle de donner à court terme du résultat d’exploitation.

On peut toujours argumenter que la démarche va amener des gains de sécurité, de conditions de travail, de temps perdu à chercher des choses, et plus important encore, de rigueur et de capacité à mener des démarches de progrès plus ambitieuses. Mais face à un décideur, je connais peu de gens prêts à s’engager sur le fait que dans quelques mois le chantier 5S aura au moins rapporté (factuellement, dans le compte d’exploitation) ce qu’il a coûté.

Pourtant nous sommes très nombreux à n’avoir aucun doute sur le fait qu’un chantier 5S réussi fait considérablement progresser l’entreprise. Alors ? Que faut-il en conclure ?

Tout simplement que le 5S fait partie de ces projets qui nécessitent un acte de foi, un engagement basé sur la conviction plus que sur un tableau de gain à présenter au contrôle de gestion, une priorité donnée au processus sur le résultat.

Mais comme Saint-Thomas, il faut savoir demander des preuves que notre foi est justifiée. Si 18 mois après le lancement du chantier, vous n’avez pas de résultats en termes d’accidents, de qualité ou de productivité, il faut vous questionner sur ce qui n’a pas marché et vous remettre à l’ouvrage.

L’intime conviction que l’on a le bon processus n’est pas incompatible avec l’exigence de résultats…

Johann FOUBERT

Consultant

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